L'école des Loisirs, coll. neuf, 2010, 10€50
Les parents de Timothy, Barnaby A, Barnaby B et Jane n'ont qu'une idée : s'occuper le moins possible de leurs enfants et, si possible même, s'en débarrasser ! De leur côté, les enfants n'ont aucune affection pour une mère qui leur préfère le chien et pour un père qui ne s'intéresse qu'à son journal ! Les parents abandonnent les 4 enfants à une nounou inconnue, recrutée une demi-heure avant leur départ en voyage. Et ce n'est pas tout, dès le lendemain, des acheteurs viennent visiter la maison ! Mais, si la maison est vendue, où iront les enfants Willoughby ? Nos 4 loustics, loin de se laisser abattre, vont faire face à la situation avec l'aide de Nounou, une femme affectueuse, pleine de ressource et, par ailleurs, excellente cuisinière, ce qui ne gâche rien ...
Lois Lowry nous fait fondre avec ce petit roman, pastiche des romans populaires du 19e siècle à la Dickens mâtiné d'humour (il y a d'ailleurs, en fin de roman, une bibliographie des romans anglophones du 19e avec des enfants pour héros). Des personnages à la fantaisie toute britannique et un rythme bien soutenu garantissent un très bon moment de lecture.
L'auteur nous montre toutes les facettes de son talent en illustrant son livre elle-même, avec beaucoup de fraîcheur.
Dès 10 ans, jusqu'à 12 ans et bien plus, comme d'habitude !
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Bienvenue à tous ceux qui aiment lire ...
Lire, pour moi, c'est échapper au quotidien tout en restant proche des hommes et de leurs réalités ...
dimanche 26 septembre 2010
samedi 25 septembre 2010
Totale angoisse de Brigitte Aubert
couv. Marion Bataille, Éditions Thierry Magnier, coll. nouvelles, 2009, 9€50
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ces 10 nouvelles dont toutes racontent un moment de stress extrême vécu par le héros. Chacune est très construite et déroule, crescendo, en première partie un sentiment différent : la méfiance, l'hostilité, une peur universellement répandue (être oublié par ses parents, rater son avion, rencontrer un psychopathe, ...), le dégout de la violence, l'instinct de survie ... Puis, un élément fait basculer la situation et la chute est toujours habilement amenée, parfois surprenante parfois attendue, la plupart du temps ponctuée d'une pointe d'humour. Brigitte Aubert nous offre un joli recueil à la lecture fluide et aisée. J'ai aimé particulièrement "une oreille absolue" et, dans le style fantastique, "Horroad movie".
J'avais déjà lu 2 très bons recueils dans la collection "Nouvelles", dirigée par Mickaël Ollivier (auteur lui-même) : "la revanche de l'ombre rouge" et "faire et défaire".
Une collection à suivre ...
Pour tout âge, très bien en collège à partir de 14 ans.
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J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ces 10 nouvelles dont toutes racontent un moment de stress extrême vécu par le héros. Chacune est très construite et déroule, crescendo, en première partie un sentiment différent : la méfiance, l'hostilité, une peur universellement répandue (être oublié par ses parents, rater son avion, rencontrer un psychopathe, ...), le dégout de la violence, l'instinct de survie ... Puis, un élément fait basculer la situation et la chute est toujours habilement amenée, parfois surprenante parfois attendue, la plupart du temps ponctuée d'une pointe d'humour. Brigitte Aubert nous offre un joli recueil à la lecture fluide et aisée. J'ai aimé particulièrement "une oreille absolue" et, dans le style fantastique, "Horroad movie".
J'avais déjà lu 2 très bons recueils dans la collection "Nouvelles", dirigée par Mickaël Ollivier (auteur lui-même) : "la revanche de l'ombre rouge" et "faire et défaire".
Une collection à suivre ...
Pour tout âge, très bien en collège à partir de 14 ans.
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mardi 21 septembre 2010
Peau d'âne de Baudoin
Bande dessinée, Gallimard, coll. Fétiche, 2010, 13€90
Un père raconte à sa fille l'histoire de Peau d'âne. Les rêves de l'enfant, les dialogues père-fille et le conte lui-même alternent, embrouillant un peu le récit et limitant l'ouvrage à des lecteurs déjà experts. Ou alors, il faut lire le livre à l'enfant en lui donnant des explications.
Le dessin, cerné de noir, donne un effet de lourdeur et les couleurs sont vives. J'ai bien aimé mais cela reste résolument une question de goût personnel ...
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Un père raconte à sa fille l'histoire de Peau d'âne. Les rêves de l'enfant, les dialogues père-fille et le conte lui-même alternent, embrouillant un peu le récit et limitant l'ouvrage à des lecteurs déjà experts. Ou alors, il faut lire le livre à l'enfant en lui donnant des explications.
Le dessin, cerné de noir, donne un effet de lourdeur et les couleurs sont vives. J'ai bien aimé mais cela reste résolument une question de goût personnel ...
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samedi 18 septembre 2010
Le petit prince, adaptation de Joann Sfar
Bande dessinée, Gallimard, coll. Fétiche, 2008, 19€
Je n'ai pas dépassé la page 30 de cette adaptation BD de l'œuvre de St Exupéry. Vaincue par l'ennui. Ni le découpage du récit ni le dessin ne fonctionnent !
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Je n'ai pas dépassé la page 30 de cette adaptation BD de l'œuvre de St Exupéry. Vaincue par l'ennui. Ni le découpage du récit ni le dessin ne fonctionnent !
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Being de Kevin Brooks
Editions du Rouergue, doado noir, 2008, 15€
Comment peut on définir l'humanité, le fait d'être un humain ? Voilà le thème central de "Being", déjà abordé dans le film culte de Ridley Scott "Blade runner".
Robert Smith n'aurait jamais dû se réveiller en pleine fibroscopie, entouré d'hommes armés qui veulent le garder car les médecins viennent de découvrir qu'il n'est pas physiologiquement humain. Seize années de foyers, de familles d'accueil et de galère vont aider l'adolescent à échapper à ses poursuivants. S'il n'est pas humain, qu'est-il, d'où vient-il et pourquoi pense-t-il et ressent-il tout comme un humain ? De la SF, de la psychologie et un très beau style. J'ai adoré.
A partir de 14 ans.
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Comment peut on définir l'humanité, le fait d'être un humain ? Voilà le thème central de "Being", déjà abordé dans le film culte de Ridley Scott "Blade runner".
Robert Smith n'aurait jamais dû se réveiller en pleine fibroscopie, entouré d'hommes armés qui veulent le garder car les médecins viennent de découvrir qu'il n'est pas physiologiquement humain. Seize années de foyers, de familles d'accueil et de galère vont aider l'adolescent à échapper à ses poursuivants. S'il n'est pas humain, qu'est-il, d'où vient-il et pourquoi pense-t-il et ressent-il tout comme un humain ? De la SF, de la psychologie et un très beau style. J'ai adoré.
A partir de 14 ans.
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Comment se débarrasser d'un vampire amoureux de Beth Fantaskey
Editions du Masque, 2009, 16€
J'ai passé un bon moment avec ce roman sans prétention. Vous n'y trouverez pas de la grande littérature, pas de grandes intentions mais un récit bien sentimental, bien haletant et, dans le paysage vampirique actuel, assez original. Comme il est bon de se laisser aller parfois à la facilité !
A partir de 13/14 ans, pour les "aficionadas"
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J'ai passé un bon moment avec ce roman sans prétention. Vous n'y trouverez pas de la grande littérature, pas de grandes intentions mais un récit bien sentimental, bien haletant et, dans le paysage vampirique actuel, assez original. Comme il est bon de se laisser aller parfois à la facilité !
A partir de 13/14 ans, pour les "aficionadas"
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Là où vont nos pères de Shaun Tan
Dargaud, 2008, 15€
"Là où vont nos pères" est une bande dessinée très forte qui allie dessin délicat et contenu humaniste. Shaun Tan raconte l'émigration de façon intemporelle et universelle. Son coup de génie est de nous associer à la découverte d'un pays d'accueil totalement imaginaire où tout nous surprend comme le héros, nous demande à nous aussi, lecteur, un effort de compréhension. L'écriture, la nourriture, les moyens de transport, les animaux, les habitudes, tout est étrange ; quant à la langue, l'album est sans texte : nous devons faire l'effort d'analyser l'image ! Alors, nous comprenons combien un regard chaleureux, un sourire, une main tendue, une explication patiente, un moment partagé peuvent aider quand on vient d'ailleurs !
Très bel album à une époque où il ne fait pas toujours bon être un étranger ...
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samedi 11 septembre 2010
Vango de Timothée de Fombelle
ill. Blexbolex, Gallimard Jeunesse, 2010, 370 p., 17€
C'est mon fils Olivier qui m'a offert "Vango" pour mon anniversaire. Un grand merci Olivier ;o)
Nous ne savons rien des origines de Vango, arrivé sur l'île italienne de Salina, un soir de tempête avec sa gouvernante, Mademoiselle. Lui non plus car Mademoiselle jure être victime d'amnésie. Mais Vango sait qu'il est poursuivi et qu'on en veut à sa vie. Le beau solitaire fuit en permanence et échappe à tous les traquenards, aidé de quelques amis fidèles !
Très beau récit romantique mêlant mystère, action et amour. Timothée de Fombelle pose ses mots délicatement dans un bruissement d'ailes, une pluie d'étoiles et 4 notes de musique et ce faisant, tantôt il nous surprend, tantôt il nous émeut sans temps mort, sans répit ... Peu d'auteurs savent aussi bien mêler poésie et action.
L'auteur de Tobie Lolness (prix Tam-Tam, prix Lire au collège, prix Sorcières etc.) nous captive à nouveau avec ce récit dont on attend la suite avec impatience.
Indispensable, pour tous à partir de 13 ans.
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C'est mon fils Olivier qui m'a offert "Vango" pour mon anniversaire. Un grand merci Olivier ;o)
Nous ne savons rien des origines de Vango, arrivé sur l'île italienne de Salina, un soir de tempête avec sa gouvernante, Mademoiselle. Lui non plus car Mademoiselle jure être victime d'amnésie. Mais Vango sait qu'il est poursuivi et qu'on en veut à sa vie. Le beau solitaire fuit en permanence et échappe à tous les traquenards, aidé de quelques amis fidèles !
Très beau récit romantique mêlant mystère, action et amour. Timothée de Fombelle pose ses mots délicatement dans un bruissement d'ailes, une pluie d'étoiles et 4 notes de musique et ce faisant, tantôt il nous surprend, tantôt il nous émeut sans temps mort, sans répit ... Peu d'auteurs savent aussi bien mêler poésie et action.
L'auteur de Tobie Lolness (prix Tam-Tam, prix Lire au collège, prix Sorcières etc.) nous captive à nouveau avec ce récit dont on attend la suite avec impatience.
Indispensable, pour tous à partir de 13 ans.
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jeudi 2 septembre 2010
Amour, impératif et pistolet d'Hubert Ben Kemoun
La collection "Petite poche" chez Thierry Magnier nous réserve quelques délicieux moments de lecture. En collège, elle permet à des enfants qui lisent peu ou qui se laissent impressionner par le nombre de pages, de s'aventurer en confiance vers la lecture. Une fois qu'ils y ont goûté, ils y reviennent ...
"Amour, impératif et pistolet" réussit le tour de force de nous faire rire en racontant deux histoires d'amour, une leçon sur l'impératif et une prise d'otage, en 47 pages seulement !
La maîtresse fait une leçon sur l'impératif et le héros, fou amoureux de Pauline, attend de savoir si c'est réciproque quand soudain, un preneur d'otage fait irruption dans la classe ... Contentez vous de ça et courez lire "amour, impératif et pistolet" pour 5€ !
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"Amour, impératif et pistolet" réussit le tour de force de nous faire rire en racontant deux histoires d'amour, une leçon sur l'impératif et une prise d'otage, en 47 pages seulement !
La maîtresse fait une leçon sur l'impératif et le héros, fou amoureux de Pauline, attend de savoir si c'est réciproque quand soudain, un preneur d'otage fait irruption dans la classe ... Contentez vous de ça et courez lire "amour, impératif et pistolet" pour 5€ !
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dimanche 29 août 2010
Là haut vers le nord de Joseph Boyden
Le livre de poche, 2010, 6.18€
Ce recueil de nouvelles est organisé en 4 parties, correspondant aux quatre points cardinaux.
Les blancs ont tout pris aux indiens Cree : leur culture en mettant leurs enfants de force en internat, leurs terres qui assuraient leur subsistance, leurs croyances en leur imposant leur religion et pour finir, leur fierté. Il leur reste si peu que nombreux sont ceux qui tombent dans la dépression, la délinquance, l'alcoolisme ou la
drogue …
Joseph Boyden décrit admirablement le quotidien désespéré des indiens à travers ces 13 nouvelles et nous montre qu'ils parviennent à retrouver leur dignité quand ils reviennent vers leurs croyances ancestrales et leur identité culturelle.
Les nouvelles, souvent sombres, laissent quand même une place à l'humour dans « La faute de Jenny Two Bears » et « Kumamuk ». Les personnages ont tous conservé, au fond d'eux même, un attachement à leur identité indienne et Langue Peinte, Dink, Joe Cul-de-jatte, Sylvina restent profondément humains malgré leur dérive ...
Un très beau chant qui laisse une petite place à l'espoir et permet d'en savoir plus sur la vie des indiens d'aujourd'hui !
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Ce recueil de nouvelles est organisé en 4 parties, correspondant aux quatre points cardinaux.
Les blancs ont tout pris aux indiens Cree : leur culture en mettant leurs enfants de force en internat, leurs terres qui assuraient leur subsistance, leurs croyances en leur imposant leur religion et pour finir, leur fierté. Il leur reste si peu que nombreux sont ceux qui tombent dans la dépression, la délinquance, l'alcoolisme ou la
drogue …
Joseph Boyden décrit admirablement le quotidien désespéré des indiens à travers ces 13 nouvelles et nous montre qu'ils parviennent à retrouver leur dignité quand ils reviennent vers leurs croyances ancestrales et leur identité culturelle.
Les nouvelles, souvent sombres, laissent quand même une place à l'humour dans « La faute de Jenny Two Bears » et « Kumamuk ». Les personnages ont tous conservé, au fond d'eux même, un attachement à leur identité indienne et Langue Peinte, Dink, Joe Cul-de-jatte, Sylvina restent profondément humains malgré leur dérive ...
Un très beau chant qui laisse une petite place à l'espoir et permet d'en savoir plus sur la vie des indiens d'aujourd'hui !
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dimanche 22 août 2010
La voleuse de livres de Markus Zusack
couv. Jeff Cottenden, Pocket, Livre de poche, 2007, 7.50€
Merveilleux livre qui nous emporte dans une période tragique mais nous berce d'émotions … Tout d'abord un peu déconcertant, le récit, mené par la mort en personne, conte l'histoire de Liesel Meminger, jeune allemande de 11 ans. Son père, communiste, a disparu et sa mère, dans un dénuement total, doit confier Liesel à l'aide sociale. Elle aurait pu plus mal tomber la petite Liesel, car, dans son malheur, elle est adoptée par la famille Hubermann, une famille au grand coeur. Une nouvelle vie va commencer malmenée par la guerre et le nazisme mais bercée d'affection. L'amour des mots et des livres qui sera favorisé par ses parents nourriciers, conscients que l'enfant a besoin d'exprimer sa souffrance, ne la quittera pas. Il lui permettra de nouer des amitiés indéfectibles, précieuses en ces temps de guerre, de celles qui permettent de résister... Un livre magique par le style, car la réalité, la nature environnante ne sont parfois qu'un point de départ pour un dérapage dans le rêve et l'imagination, ils sont transfigurés par les sentiments de la jeune fille. Ce procédé, en créant une réelle ambiance, permet de donner de la force à ce qu'elle ressent. J'ai trouvé son pendant cinématographique dans les films de Jean-Pierre Jeunet, le fabuleux destin d'Amélie Poulain par exemple. J'ai adoré.
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Merveilleux livre qui nous emporte dans une période tragique mais nous berce d'émotions … Tout d'abord un peu déconcertant, le récit, mené par la mort en personne, conte l'histoire de Liesel Meminger, jeune allemande de 11 ans. Son père, communiste, a disparu et sa mère, dans un dénuement total, doit confier Liesel à l'aide sociale. Elle aurait pu plus mal tomber la petite Liesel, car, dans son malheur, elle est adoptée par la famille Hubermann, une famille au grand coeur. Une nouvelle vie va commencer malmenée par la guerre et le nazisme mais bercée d'affection. L'amour des mots et des livres qui sera favorisé par ses parents nourriciers, conscients que l'enfant a besoin d'exprimer sa souffrance, ne la quittera pas. Il lui permettra de nouer des amitiés indéfectibles, précieuses en ces temps de guerre, de celles qui permettent de résister... Un livre magique par le style, car la réalité, la nature environnante ne sont parfois qu'un point de départ pour un dérapage dans le rêve et l'imagination, ils sont transfigurés par les sentiments de la jeune fille. Ce procédé, en créant une réelle ambiance, permet de donner de la force à ce qu'elle ressent. J'ai trouvé son pendant cinématographique dans les films de Jean-Pierre Jeunet, le fabuleux destin d'Amélie Poulain par exemple. J'ai adoré.
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L'origine de la violence de Fabrice Humbert
Editions le passage, Livre de poche, 2009, 6.65€
A l'occasion d'un voyage scolaire au camp de Buchenwald, un jeune professeur français découvre une photographie où figure un déporté dont la ressemblance avec son propre père est époustouflante. Intrigué, il commence des recherches sans aide ni encouragement d'une famille bourgeoise et peu diserte. Cependant, sa fascination pour la violence, ses propres pulsions constituent un moteur déterminant qui le mènera jusqu'à l'élucidation complète de ce lourd secret familial. Et, comme toujours, la parole réussira à tisser des liens jusque là inexistants … Ce roman mêle habilement destin individuel et histoire des hommes, sentiments personnels et détresse collective. Les plongées dans l'introspection ne sont jamais vaines et le regard se distancie au bon moment, évitant les longueurs. Très documenté et parfois même érudit sans jamais être ennuyeux, il constitue une belle pierre dans la construction de la mémoire collective de l'holocauste.
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A l'occasion d'un voyage scolaire au camp de Buchenwald, un jeune professeur français découvre une photographie où figure un déporté dont la ressemblance avec son propre père est époustouflante. Intrigué, il commence des recherches sans aide ni encouragement d'une famille bourgeoise et peu diserte. Cependant, sa fascination pour la violence, ses propres pulsions constituent un moteur déterminant qui le mènera jusqu'à l'élucidation complète de ce lourd secret familial. Et, comme toujours, la parole réussira à tisser des liens jusque là inexistants … Ce roman mêle habilement destin individuel et histoire des hommes, sentiments personnels et détresse collective. Les plongées dans l'introspection ne sont jamais vaines et le regard se distancie au bon moment, évitant les longueurs. Très documenté et parfois même érudit sans jamais être ennuyeux, il constitue une belle pierre dans la construction de la mémoire collective de l'holocauste.
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La shampouineuse de Xi Yang
Éditions Bleu de Chine, collection Chine en poche, 2003, 4.00€
Ce joli livre, en tout petit format et 97 pages, nous raconte l'histoire toute simple de Dong Ping, modeste employé des pompes funèbres qui se reconvertit dans la vente de pop corn par amour et connait avec Chunzi, la shampouineuse, un amour de courte durée mais profond. Au détour de cette histoire, on découvre de nombreux aspects de la vie quotidienne en Chine, parfois surprenants parfois touchants. Tous deux aspirent à connaître les États Unis (la soeur de Dong Ping y est mariée). Pour eux, l'Amérique reste le symbole d'une vie meilleure. Il serait intéressant de savoir si cette idée est commune à tous les chinois ... Pour les amoureux de l'Asie !
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Ce joli livre, en tout petit format et 97 pages, nous raconte l'histoire toute simple de Dong Ping, modeste employé des pompes funèbres qui se reconvertit dans la vente de pop corn par amour et connait avec Chunzi, la shampouineuse, un amour de courte durée mais profond. Au détour de cette histoire, on découvre de nombreux aspects de la vie quotidienne en Chine, parfois surprenants parfois touchants. Tous deux aspirent à connaître les États Unis (la soeur de Dong Ping y est mariée). Pour eux, l'Amérique reste le symbole d'une vie meilleure. Il serait intéressant de savoir si cette idée est commune à tous les chinois ... Pour les amoureux de l'Asie !
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La longue route de sable de Pier Paolo Pasolini
Erléa, collection l'étrangère, 1999
Début juin 1959, Pasolini part seul en voiture de Ventimille à Trieste, en suivant la côte italienne. Ces notes de voyage nous livrent ses impressions personnelles. Ce qui frappe dans ce très beau texte, c'est la prédominance, chez Pasolini, du visuel, des couleurs, des contrastes, de la disposition des lieux. Souvent les premiers mots sont comme un long regard presque photographique sur le paysage, soulignant la beauté, les défauts ou les éléments intéressants. Puis vient l'humain, omniprésent, observé et décrit avec beaucoup de bienveillance mais sans concession. Le style est concis, précis et évocateur. A chaque page, on sent l'amour de son pays, il y a une très belle description de la Spezia page 21. Pasolini ne se noie pas dans les détails inutiles, il va à l'essentiel de ce qui attire son œil de cinéaste et ce qu'il nous transmet nous touche profondément, nous émeut parfois. Vraiment un très beau texte du cinéaste né en 1922 et assassiné sur une plage d'Ostie en 1975.
Le livre est épuisé pour le moment.
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Début juin 1959, Pasolini part seul en voiture de Ventimille à Trieste, en suivant la côte italienne. Ces notes de voyage nous livrent ses impressions personnelles. Ce qui frappe dans ce très beau texte, c'est la prédominance, chez Pasolini, du visuel, des couleurs, des contrastes, de la disposition des lieux. Souvent les premiers mots sont comme un long regard presque photographique sur le paysage, soulignant la beauté, les défauts ou les éléments intéressants. Puis vient l'humain, omniprésent, observé et décrit avec beaucoup de bienveillance mais sans concession. Le style est concis, précis et évocateur. A chaque page, on sent l'amour de son pays, il y a une très belle description de la Spezia page 21. Pasolini ne se noie pas dans les détails inutiles, il va à l'essentiel de ce qui attire son œil de cinéaste et ce qu'il nous transmet nous touche profondément, nous émeut parfois. Vraiment un très beau texte du cinéaste né en 1922 et assassiné sur une plage d'Ostie en 1975.
Le livre est épuisé pour le moment.
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Manuel du puceau de Riad Sattouf
L'association, collection Espôlette, 2009, 11.40€
Cette courte BD conte les affres d'un adolescent mâle lambda, travaillé (entre autres) par ses pulsions sexuelles. Avec délicatesse, beaucoup d'humour et d'auto dérision (on comprend très vite que Riad Sattouf fait appel à son propre vécu) l'auteur campe, au travers d'anecdotes, le portrait d'un ado type et de ses problèmes oh combien foisonnants : angoisses face à ses pulsions, face à des adultes dont il ne comprend pas toujours le comportement, à des interdits et des non-dits qui l'inhibent, au regard des autres qui le paralyse, à l'injustice de la nature qui rend certains boutonneux etc. Dans la même veine que son film « les beaux
gosses », Riad Sattouf réussit un joli tableau de l'adolescence et nous rappelle, avec un clin d'œil en fin d'ouvrage, qu'on arrive à surmonter cette difficile épreuve ! Le dessin, sobre, donne l'impression d'être
« retenu » et participe à faire de cette BD un très bon moment de lecture.
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Cette courte BD conte les affres d'un adolescent mâle lambda, travaillé (entre autres) par ses pulsions sexuelles. Avec délicatesse, beaucoup d'humour et d'auto dérision (on comprend très vite que Riad Sattouf fait appel à son propre vécu) l'auteur campe, au travers d'anecdotes, le portrait d'un ado type et de ses problèmes oh combien foisonnants : angoisses face à ses pulsions, face à des adultes dont il ne comprend pas toujours le comportement, à des interdits et des non-dits qui l'inhibent, au regard des autres qui le paralyse, à l'injustice de la nature qui rend certains boutonneux etc. Dans la même veine que son film « les beaux
gosses », Riad Sattouf réussit un joli tableau de l'adolescence et nous rappelle, avec un clin d'œil en fin d'ouvrage, qu'on arrive à surmonter cette difficile épreuve ! Le dessin, sobre, donne l'impression d'être
« retenu » et participe à faire de cette BD un très bon moment de lecture.
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Les âmes croisées de Pierre Bottero
Rageot, 2010, 15.20€
Au fil de ses livres, Pierre Bottero a tissé des liens avec ses lecteurs, il a créé des repaires communs tout en faisant naître pour nous des mondes imaginaires. Et lorsqu'on découvre de nouveaux héros, il nous semble déjà les connaître un peu ! Ce qu'il nous montre, hormis des mondes dont il dénonce les injustices et qui trouvent un écho dans le notre bien sûr, ce sont des êtres intemporels qui nous ressemblent, qui se cherchent et qui, pour se construire, ont besoin des autres. Un très beau passage dans les âmes croisées, démonte le sentiment de culpabilité qui n'est souvent qu'une façon de se mettre au centre des choses en évinçant les autres. Pierre m'a, à nouveau, embarquée en un tour de ligne, dans le monde de son héroïne Nawel, si proche et en même temps si loin de nous. J'ai suivi complètement captivée ses aventures d'aspirante, puis son apprentissage de combattante et ses batailles avec elle même, sa famille et ses ennemis. Nawel c'était un peu moi, ses réflexions, ses sentiments, les miens. Que demander de plus à un roman ? Littérature jeunesse ? Littérature tout court ! Pierre, tes héros et tes mondes fantastiques nous manqueront comme peuvent nous manquer des amis ...
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Au fil de ses livres, Pierre Bottero a tissé des liens avec ses lecteurs, il a créé des repaires communs tout en faisant naître pour nous des mondes imaginaires. Et lorsqu'on découvre de nouveaux héros, il nous semble déjà les connaître un peu ! Ce qu'il nous montre, hormis des mondes dont il dénonce les injustices et qui trouvent un écho dans le notre bien sûr, ce sont des êtres intemporels qui nous ressemblent, qui se cherchent et qui, pour se construire, ont besoin des autres. Un très beau passage dans les âmes croisées, démonte le sentiment de culpabilité qui n'est souvent qu'une façon de se mettre au centre des choses en évinçant les autres. Pierre m'a, à nouveau, embarquée en un tour de ligne, dans le monde de son héroïne Nawel, si proche et en même temps si loin de nous. J'ai suivi complètement captivée ses aventures d'aspirante, puis son apprentissage de combattante et ses batailles avec elle même, sa famille et ses ennemis. Nawel c'était un peu moi, ses réflexions, ses sentiments, les miens. Que demander de plus à un roman ? Littérature jeunesse ? Littérature tout court ! Pierre, tes héros et tes mondes fantastiques nous manqueront comme peuvent nous manquer des amis ...
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Libérer Rahia de Yaël Hassan
Casterman, coll. Feeling 2010, 7.60€
Rahia, 13 ans, est marocaine ; elle désire aller en France pour faire des études et aider sa famille à sortir de la misère. Blandine obtient de ses parents de l'emmener avec eux quand ils rentrent à Paris, en échange d'un peu de ménage. Mais rien ne se passe comme prévu … Yaël Hassan a écrit ce petit roman sur le thème de l'esclavage domestique et place ses héros, trois adolescents, en situation de dénoncer des personnes proches, obligation morale des plus difficiles à accomplir. Quel sera leur choix ? Ecrit dans un style simple et très compréhensible dès la 5e, il offre une réflexion intéressante pour les élèves de collège.
J'ai mis ce petit roman dans la sélection du Prix du Livre Jeunesse de Marseille et la classe de 5e qui y participe cette année a bien aimé !
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Rahia, 13 ans, est marocaine ; elle désire aller en France pour faire des études et aider sa famille à sortir de la misère. Blandine obtient de ses parents de l'emmener avec eux quand ils rentrent à Paris, en échange d'un peu de ménage. Mais rien ne se passe comme prévu … Yaël Hassan a écrit ce petit roman sur le thème de l'esclavage domestique et place ses héros, trois adolescents, en situation de dénoncer des personnes proches, obligation morale des plus difficiles à accomplir. Quel sera leur choix ? Ecrit dans un style simple et très compréhensible dès la 5e, il offre une réflexion intéressante pour les élèves de collège.
J'ai mis ce petit roman dans la sélection du Prix du Livre Jeunesse de Marseille et la classe de 5e qui y participe cette année a bien aimé !
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Une sonate pour Rudy de Claire Gratias
Syros, 2OO6, 10.65€
Nicolas vient d'emménager dans un appartement prêté par un ami de son beau-père. Habitué à la vie en maison individuelle, il a du mal à s'y faire. Sa mère, harassée de travail et son beau-père en difficulté financière sont peu présents. Pour couronner le tout, dans sa nouvelle classe de 3ème, Dylan terrorise les élèves grâce à sa force physique et fait régner sa loi. Même les surveillants en ont peur. Dylan frime devant Marie, la plus jolie fille de la classe. Tout bascule le jour où Marie commence à faire attention à Nicolas, Nicolas le musicien, le flûtiste … Claire Gratias raconte, avec la précision et la justesse du vécu, la violence en milieu scolaire, la lâcheté collective, l'aveuglement des adultes et finalement, l'irruption du drame. Quel enseignant ne s'est jamais trouvé confronté à ce problème ? Il y a certains élèves qu'il faudrait punir constamment et avec ceux-là, on fait « la part des choses » et on s'en tient à ...punir l'inacceptable seulement. Ces élèves là imposent aux autres leur loi et font régner la peur. Mais comment les « tenir » quand les parents sont absents ? Claire Gratias mène le récit sous la forme d'un cahier de souvenirs écrit par Nicolas et nous fait partager avec beaucoup de sensibilité et de finesse sa plongée dans l'insoutenable, les humiliations, le harcèlement et la peur. Un récit « coup de poing » qui fait réfléchir. Le sens du titre nous est révélé dans les dernières pages même si on a commencé à deviner.
A partir de 13 ans.
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Nicolas vient d'emménager dans un appartement prêté par un ami de son beau-père. Habitué à la vie en maison individuelle, il a du mal à s'y faire. Sa mère, harassée de travail et son beau-père en difficulté financière sont peu présents. Pour couronner le tout, dans sa nouvelle classe de 3ème, Dylan terrorise les élèves grâce à sa force physique et fait régner sa loi. Même les surveillants en ont peur. Dylan frime devant Marie, la plus jolie fille de la classe. Tout bascule le jour où Marie commence à faire attention à Nicolas, Nicolas le musicien, le flûtiste … Claire Gratias raconte, avec la précision et la justesse du vécu, la violence en milieu scolaire, la lâcheté collective, l'aveuglement des adultes et finalement, l'irruption du drame. Quel enseignant ne s'est jamais trouvé confronté à ce problème ? Il y a certains élèves qu'il faudrait punir constamment et avec ceux-là, on fait « la part des choses » et on s'en tient à ...punir l'inacceptable seulement. Ces élèves là imposent aux autres leur loi et font régner la peur. Mais comment les « tenir » quand les parents sont absents ? Claire Gratias mène le récit sous la forme d'un cahier de souvenirs écrit par Nicolas et nous fait partager avec beaucoup de sensibilité et de finesse sa plongée dans l'insoutenable, les humiliations, le harcèlement et la peur. Un récit « coup de poing » qui fait réfléchir. Le sens du titre nous est révélé dans les dernières pages même si on a commencé à deviner.
A partir de 13 ans.
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Le livre noir des secrets de F.E. Higgins
Pocket Jeunesse, 2008, 18.05€
Londres au 19e siècle. Ludlow Fitch vit dans le misérable quartier de la City. Ses parents, qui ont toujours besoin d'argent pour s'adonner à la boisson, lui ont appris à devenir un habile pickpocket . Les voilà qui s'apprêtent à lui faire arracher toutes les dents pour les vendre ! Ludlow comprend vite qu'il doit fuir sans attendre et, après quelques péripéties, se retrouve par hasard dans le morne village de Pagus Parvus. Drôle de nom pour un drôle de village ... A point nommé, il y fait la connaissance de Joe Zabbidou et aide ce prêteur sur gages très particulier. En effet, Joe Zabbidou achète ... les secrets les plus terribles des habitants du village et Ludlow les consigne pour lui dans le « livre noir des secrets ». L'activité du prêteur sur gage contrarie amplement les manigances du cruel Jérémiah Ratchet, le potentat local, car, en achetant les secrets, il aide financièrement les habitants … Mais, en réalité, qui est vraiment Joe Zabbidou ? Une histoire originale et bien ficelée, au rythme endiablé, servie par un style élégant et assaisonnée d'un zeste d'humour et de finesse psychologique ; voilà qui garantit un excellent moment de lecture où chacun, de 10 à 14 ans (et plus pour les amateurs), trouvera son plaisir. A conseiller sans modération.
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Londres au 19e siècle. Ludlow Fitch vit dans le misérable quartier de la City. Ses parents, qui ont toujours besoin d'argent pour s'adonner à la boisson, lui ont appris à devenir un habile pickpocket . Les voilà qui s'apprêtent à lui faire arracher toutes les dents pour les vendre ! Ludlow comprend vite qu'il doit fuir sans attendre et, après quelques péripéties, se retrouve par hasard dans le morne village de Pagus Parvus. Drôle de nom pour un drôle de village ... A point nommé, il y fait la connaissance de Joe Zabbidou et aide ce prêteur sur gages très particulier. En effet, Joe Zabbidou achète ... les secrets les plus terribles des habitants du village et Ludlow les consigne pour lui dans le « livre noir des secrets ». L'activité du prêteur sur gage contrarie amplement les manigances du cruel Jérémiah Ratchet, le potentat local, car, en achetant les secrets, il aide financièrement les habitants … Mais, en réalité, qui est vraiment Joe Zabbidou ? Une histoire originale et bien ficelée, au rythme endiablé, servie par un style élégant et assaisonnée d'un zeste d'humour et de finesse psychologique ; voilà qui garantit un excellent moment de lecture où chacun, de 10 à 14 ans (et plus pour les amateurs), trouvera son plaisir. A conseiller sans modération.
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Sur les traces de Siri Aang de Cristina Kessler
Flammarion, 2008, 12.35€
Namelok, adolescente massaï, a 12 ans et vit au Kenya. Élevée dans la tradition, dès qu'elle aura ses premières règles, elle devra être initiée (comprendre, entre autre, excisée) pour devenir femme selon le rite et se marier. Pour elle, il n'y aura pas d'école. Mais l'adolescente, malgré son éducation, se pose beaucoup de questions et l'irruption d'autres pratiques dans l'univers massaï vont l'amener à s'opposer partiellement à cette tradition … Je n'ai pas adhéré totalement à l'histoire, en partie par manque d'intérêt pour le sujet (malgré un effort de documentation de l'auteur qui a vécu 19 ans en Afrique et a été aidée par « un ami massaï ») et en partie parce que le récit, à mon goût, est parfois trop répétitif ou poussif. Je crois que l'auteur a voulu traiter trop de sujets à la fois: respect de la nature, mode de vie des massaï, perturbations dues à l'irruption des autres cultures, pauvreté, oppression des femmes etc. Ceci enlève, hélas, sa force à ce vivant plaidoyer pour le peuple massaï.
A réserver à des ados (5e/4e) intéressés par le sujet.
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Namelok, adolescente massaï, a 12 ans et vit au Kenya. Élevée dans la tradition, dès qu'elle aura ses premières règles, elle devra être initiée (comprendre, entre autre, excisée) pour devenir femme selon le rite et se marier. Pour elle, il n'y aura pas d'école. Mais l'adolescente, malgré son éducation, se pose beaucoup de questions et l'irruption d'autres pratiques dans l'univers massaï vont l'amener à s'opposer partiellement à cette tradition … Je n'ai pas adhéré totalement à l'histoire, en partie par manque d'intérêt pour le sujet (malgré un effort de documentation de l'auteur qui a vécu 19 ans en Afrique et a été aidée par « un ami massaï ») et en partie parce que le récit, à mon goût, est parfois trop répétitif ou poussif. Je crois que l'auteur a voulu traiter trop de sujets à la fois: respect de la nature, mode de vie des massaï, perturbations dues à l'irruption des autres cultures, pauvreté, oppression des femmes etc. Ceci enlève, hélas, sa force à ce vivant plaidoyer pour le peuple massaï.
A réserver à des ados (5e/4e) intéressés par le sujet.
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