Le livre de poche, 2010, 6.18€
Ce recueil de nouvelles est organisé en 4 parties, correspondant aux quatre points cardinaux.
Les blancs ont tout pris aux indiens Cree : leur culture en mettant leurs enfants de force en internat, leurs terres qui assuraient leur subsistance, leurs croyances en leur imposant leur religion et pour finir, leur fierté. Il leur reste si peu que nombreux sont ceux qui tombent dans la dépression, la délinquance, l'alcoolisme ou la
drogue …
Joseph Boyden décrit admirablement le quotidien désespéré des indiens à travers ces 13 nouvelles et nous montre qu'ils parviennent à retrouver leur dignité quand ils reviennent vers leurs croyances ancestrales et leur identité culturelle.
Les nouvelles, souvent sombres, laissent quand même une place à l'humour dans « La faute de Jenny Two Bears » et « Kumamuk ». Les personnages ont tous conservé, au fond d'eux même, un attachement à leur identité indienne et Langue Peinte, Dink, Joe Cul-de-jatte, Sylvina restent profondément humains malgré leur dérive ...
Un très beau chant qui laisse une petite place à l'espoir et permet d'en savoir plus sur la vie des indiens d'aujourd'hui !
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Bienvenue à tous ceux qui aiment lire ...
Lire, pour moi, c'est échapper au quotidien tout en restant proche des hommes et de leurs réalités ...
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dimanche 29 août 2010
mercredi 4 août 2010
Le chemin des âmes de Joseph Boyden
livre de poche, 2007, 6.65€
Xavier et Elijah, son ami d'enfance, quittent leur Canada natal pour s'engager dans la première guerre mondiale, auprès des forces alliées. Ils sont indiens Cree et vivent non loin de la baie d'Hudson, près de la rivière Albany, une vie simple basée sur la pêche et la chasse, à l'écart de la civilisation occidentale. Niska la tante de Xavier, les a initiés à la chasse dans le respect de la vie. Ces qualités vont faire d'eux des soldats hors pair.
Tous deux vont connaître l'enfer de la "grande guerre", le front et ses conditions de vie inhumaines, la mort quotidienne qui menace et tue ceux qui ont partagé votre quotidien, l'instinct de conservation qui pousse à tuer le premier. La guerre fait d'Elijah un « capitaine Conan » indien, un individu qui finit par tuer par plaisir alors que Xavier, lui, tue pour se défendre et en souffre. Elijah trouve, comme il le dit, un territoire de liberté qui permet de tuer … jusqu'à la nausée, jusqu'à tuer un enfant et sa mère, jusqu'à prendre les scalps de ses victimes. Il devient tireur d'élite.
Le récit est mené par Niska en alternance avec Neveu (Xavier étant le nom donné par les religieuses qui mettaient, de force, en internat les enfants indiens à cette époque). Les souvenirs de la vieille femme alternent avec ceux du jeune homme, rappelant l'histoire du peuple Cree tout comme l'histoire contemporaine, soulignant le respect de la vie pratiqué par les indiens en contre point à la cruauté occidentale.
Ce livre entre dans la lignée des grands romans antimilitaristes, c'est un magnifique roman.
Un auteur à suivre ...
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Xavier et Elijah, son ami d'enfance, quittent leur Canada natal pour s'engager dans la première guerre mondiale, auprès des forces alliées. Ils sont indiens Cree et vivent non loin de la baie d'Hudson, près de la rivière Albany, une vie simple basée sur la pêche et la chasse, à l'écart de la civilisation occidentale. Niska la tante de Xavier, les a initiés à la chasse dans le respect de la vie. Ces qualités vont faire d'eux des soldats hors pair.
Tous deux vont connaître l'enfer de la "grande guerre", le front et ses conditions de vie inhumaines, la mort quotidienne qui menace et tue ceux qui ont partagé votre quotidien, l'instinct de conservation qui pousse à tuer le premier. La guerre fait d'Elijah un « capitaine Conan » indien, un individu qui finit par tuer par plaisir alors que Xavier, lui, tue pour se défendre et en souffre. Elijah trouve, comme il le dit, un territoire de liberté qui permet de tuer … jusqu'à la nausée, jusqu'à tuer un enfant et sa mère, jusqu'à prendre les scalps de ses victimes. Il devient tireur d'élite.
Le récit est mené par Niska en alternance avec Neveu (Xavier étant le nom donné par les religieuses qui mettaient, de force, en internat les enfants indiens à cette époque). Les souvenirs de la vieille femme alternent avec ceux du jeune homme, rappelant l'histoire du peuple Cree tout comme l'histoire contemporaine, soulignant le respect de la vie pratiqué par les indiens en contre point à la cruauté occidentale.
Ce livre entre dans la lignée des grands romans antimilitaristes, c'est un magnifique roman.
Un auteur à suivre ...
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